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Des nouvelles de la Cité du Vin

Six mois après mon dernier article sur la Cité du Vin, le chantier a depuis bien avancé et le projet bien évolué. D’ailleurs, on ne parle dorénavant plus de « Cité des Civilisations du Vin », mais de « Cité du Vin, un monde de cultures ». En bref, « La Cité du Vin ». Tout simplement.

Le nouveau nom, ainsi qu’un logo flambant neuf et une signature forte ont été officiellement présentés, en octobre dernier, par Alain Juppé, dans les salons de la mairie de Bordeaux, en présence de Philippe Massol et Sylvie Cazes. Une nouvelle identité visuelle, mise au point par l’agence de communication bordelaise Inoxia, renforce véritablement la dimension architecturale, culturelle et internationale du lieu.

© La Cité du Vin

L’ancienne terminologie « Cité des Civilisations du Vin » permettait, en phase de projet, d’expliquer, ce que ce monument allait être, notamment dans sa dimension culturelle, mais il fallait trouver, en phase de commercialisation, un nom de marque bien plus simple à retenir et à prononcer, aussi bien pour les touristes français qu’étrangers. Le mot « civilisations » portait, de plus, une connotation trop passéiste et nuisait véritablement à l’image du projet ; alors que le mot « Cité » porte déjà à lui seul une certaine dimension culturelle. L’appellation « La Cité du Vin », ni musée, ni cave, ni parc à thèmes, a donc été adoptée et sera conservée en français comme nom de marque dans tous les pays du monde ; seule la phrase accolée à ce nom « un monde de cultures » sera traduite.

La Cité du Vin a également révélé son nouveau logotype synthétisant parfaitement le positionnement et les valeurs du projet. Moderne, épuré et graphique, ce logo est évocateur de l’architecture du monument, marquée par des courbes, des rondeurs, des arabesques, des arcs et des épines rappelant intelligemment les rangs de vignes. Quant au cercle, élément graphique qui symbolise le cœur de l’enveloppe charnelle du bâtiment, la planète, le soleil, la lumière, symbolise tout simplement les rencontres, une forme d’universalité.

Forte de son originalité et de sa nouvelle identité à vocation internationale, la Cité du vin est désormais armée pour attirer au moins 450 000 visiteurs par an et faire de Bordeaux la capitale culturelle mondiale du vin.

Cet espace unique au monde ouvrira ses portes le mercredi 1er juin 2016 et sera inauguré officiellement le lendemain. Si les délais de travaux sont respectés, la remise des clés par le maître d’œuvre se fera le 31 mars. Pour l’instant, aucun retard n’est à déplorer. Le chantier avance, au contraire, à bon rythme. Trois ans se sont écoulés depuis le démarrage des travaux : après avoir coulé 300 pieux en béton à près de 30 mètres de profondeur, monté l’édifice de 9 000 m³ de béton, installé 574 arcs en épicéa nordique et Douglas français, posé 900 panneaux de verre perforés et 2 500 d’aluminium sérigraphiés ; on arrive maintenant à visualiser concrètement le dessin définitif. Les premiers éléments de scénographie commencent même déjà à prendre place à l’intérieur du bâtiment. Tous les aménagements intérieurs devraient être achevés en mars.

Dessiné par l’agence d’architecture X-TU, le bâtiment est érigé sur huit étages – dont cinq étages ouverts au public, les autres étant consacrés aux bureaux et aux équipements – et un belvédère culminant à 55 mètres de hauteur offre aux visiteurs une vue à 360° sur Bordeaux. Près de 14 000 m² seront consacrés à la culture et aux civilisations du vin dans le monde : un parcours de deux heures ouvert sur les régions viticoles du monde entier (85 pays, de la France au Kazakhstan, en passant par l’Iran, l’Australie ou le Chili), 55 salles à découvrir, ainsi qu’un bar à vin et un restaurant panoramique.

© La Cité du Vin

Au rez-de-chaussée, l’ambiance sera sombre, comme dans les profondeurs de la terre. Plus on s’élèvera dans les étages, plus la lumière s’intensifiera. Le rez-de-chaussée, en libre accès, sera composé d’une boutique « souvenirs » qui commercialisera divers objets liés au monde du vin (verres, tire-bouchons, carafes, tabliers, etc…), de deux espaces de restauration (un bar à vin et un snacking) et d’une cave à vins de 600 m². L’exploitation des espaces de restauration et de la cave à vins a été attribuée au groupe Arom, qui s’est associé avec le caviste pessacais Régis Deltil pour la cave à vins. Cette dernière accueillera – dans un espace de forme arrondie et de 4 mètres de haut – près de 10 000 bouteilles et représentera plus de 80 pays (1/3 de vins français, 2/3 de vins étrangers). Il sera donc possible aux visiteurs d’acheter une bouteille pour l’emmener, ou la déguster sur place dans un des deux espaces de restauration. Aménagé comme une bibliothèque, le bar à vins proposera des tapas et un corner sera même dédié aux pains du monde, avec une douzaine de pains différents.

Le premier étage sera essentiellement consacré aux activités culturelles, avec des expositions temporaires (trois par an à partir de 2017) et des ateliers (un espace « polysensoriel », un atelier découvertes pour des accords mets-vins et un atelier pédagogique pour les enfants). Des espaces de déambulation et un salon de lecture seront aussi proposés en libre accès.

Au deuxième étage, une vingtaine de modules multimédia permettront une immersion dans le monde et l’histoire du vin. Une expérience ludique et unique située entre l’univers du musée et celui du parc à thème, pour satisfaire le grand public.

Au septième étage, un restaurant panoramique, exploité par Nicolas Lascombes (La Terrasse Rouge du Château La Dominique), dont les menus tourneront aux alentours de 20 euros le midi.

Le belvédère au huitième et dernier étage sera le lieu insolite où déguster un verre tout en admirant la vue imprenable sur Bordeaux. Le prix d’entrée, qui devrait être fixé autour de 20 euros (tarif plein), donnera droit à la visite de la Cité, à l’exposition temporaire, mais aussi surtout à la dégustation d’un verre de vin au belvédère.

Un ponton de 90 mètres donnera directement accès à la Garonne pour accéder depuis le Cité du Vin à des croisières œnotouristiques vers les vignobles bordelais.

© La Cité du Vin

Le projet architectural a été conçu par les architectes Anouk Legendre et Nicolas Desmazières de l’agence parisienne d’architecture X-TU, associés pour la scénographie à l’agence britannique Casson Mann Limited, et a été réalisé par GTM Bâtiment Aquitaine, filiale du groupe Vinci. Le coût global du complexe s’élève à 81,1 millions d’euros (50 millions pour la construction, 31 millions pour l’aménagement), dont 15 millions sont issus de partenaires privés (70 mécènes), notamment de grands viticulteurs bordelais et de mécènes américains via la fondation « American Friends of Cité des Civilisations du Vin » lancée aux Etats-Unis. Le solde est financé par l’Union Européenne, Bordeaux Métropole, la région Aquitaine, le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB), l’État, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) et la ville de Bordeaux pour sa plus large part (31 millions d’euros).

Il faudra encore attendre quelques mois pour pouvoir enfin découvrir la fameuse Cité du Vin, déjà emblème de la ville de Bordeaux à l’étranger… Patience, patience !

Photo à la une : © La Cité du Vin

One Comment

  1. Un superbe lieu a visité ! Très intéressant même pour les plus jeunes

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